Rencontre-débat avec Leïla Shahid le Jeudi 10 décembre à l'Institut du Monde Arabe
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Le Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrondissement :
Maison des associations
4, rue des Arènes 75005 Paris
cjpp5@hotmail.fr blog : http://www.over-blog
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vous invite à une conférence-débat :
L'Union européenne et le conflit israélo-palestinien
avec
LEÏLA SHAHID
Déléguée générale de Palestine auprès de l'Union Européenne, la Belgique et le Luxembourg
Un prélude musical arabo-andalou ouvrira la conférence
Jeudi 10 décembre 2009 à 19h30
à l'Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés Saint-Bernard Paris 5ème
Entrée libre, participation aux frais souhaitée
Métro : Cardinal Lemoine, Jussieu, Place Monge
RER : Saint-Michel
Bus : 24, 47, 63, 67, 86, 87, 89
Librairie Palestine / Proche-Orient
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L'Union européenne, les Etats-Unis et le conflit israélo-palestinien
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La fin de non recevoir opposée au dirigeant de la première puissance mondiale par Benyamin Netanyahou à propos du gel de la colonisation en Cisjordanie apparaît comme une véritable gifle administrée à celui qui vient pourtant d'être désigné comme Prix Nobel de la paix. Construction ininterrompue et illégale du mur dit "de séparation", blocus et offensive, terriblement meurtrière, contre Gaza, poursuite de la colonisation (dont 900 logements à Jérusalem) : jusqu'à quand Américains et Européens continueront-ils à baisser les bras devant l'arrogant mépris manifesté par Israël ? Il bafoue sans vergogne le droit international, comme le prouve encore tout dernièrement le rapport Goldstone, ce juge sud-africain internationalement respecté. Ce rapport a été adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies à une large majorité, mais Israël tente, avec la complicité américaine, de l'enterrer car il établit –témoignages à l'appui— la réalité des crimes de guerre commis par l'Etat d'Israël à Gaza.
Voilà plusieurs décennies que les dirigeants des grandes puissances font mine d'appeler à la création d'un Etat palestinien, sans jamais peser de tout leur poids pour donner à cet Etat une réelle possibilité d'existence. Résultat : en riposte à cette politique d'abandon, de laisser-faire, une partie des Palestiniens s'est tournée vers le Hamas, mouvement islamiste jugé plus radical que le Fatah dans sa lutte contre l'occupation.
Du côté européen, les pays de l'Union Européenne versent certes des fonds importants aux Palestiniens, mais ne semblent pas se lasser de l'incohérence d'une politique qui consiste à financer la réparation d'écoles, hôpitaux, et autres infrastructures dont ils n'ont pas vraiment cherché à empêcher la destruction ! Avec Israël, ils ont, en 1995, signé un accord d'association privilégiée qui est entré en vigueur en 2000. En 2002, en raison de la politique de colonisation brutale de l'Etat d'Israël, le Parlement européen a demandé la suspension de cet accord, demande qui n'a pas été suivie d'effet. Tout au contraire, la Commission européenne veut aujourd'hui renforcer la collaboration UE-Israël, au mépris des textes européens relatifs aux droits de l'homme : exigence qui devrait pourtant apparaître essentielle.
En France, la brutalité de l'offensive israélienne à Gaza semble avoir ébranlé de nombreux citoyens de toutes sensibilités ; cette brutalité témoigne d'une perte de repères éthiques dans la société israélienne, comme le souligne la chercheuse Esther Benbassa dans un livre récent. Notre pays, quatrième fournisseur mondial d'armes, ne cesse de multiplier les échanges militaires, économiques et commerciaux avec Israël, favorisant des firmes israéliennes qui, comme la société exportatrice de produits agricoles Agrexco, exploitent des fruits, agrumes ou fleurs en provenance de colonies établies sur les Territoires palestiniens occupés.
Du côté américain, l'élection de Barack Obama et l'essor de J-Street, alternatif au lobby pro-israélien traditionnel, laissent espérer une remise en cause du suivisme inconditionnel des diktats politiques israéliens. Mais en dépit de son émouvant discours du Caire, main tendue au monde arabe et musulman, Barack Obama ne semble pas en mesure d'envisager- au moins pour le moment- de quelconques sanctions contre Israël. Hillary Clinton évoque même un nouveau veto américain en cas d'initiative internationale dans ce sens…
Du côté palestinien, Mahmoud Abbas président de l'Autorité palestinienne, devant l'immobilisme de la politique américaine et des pays européens, annonce son retrait, prenant ainsi acte de l'impossibilité
d'avancer vers une solution juste et durable. Les récentes décisions unilatérales, en trompe-l'oeil, concernant bun prétendu "gel partiel" de la colonisation (que Lieberman n'a pas désavouée) sont en réalité une manoeuvre de diversion destinée à faire avaliser l'annexion de fait de Jérusalem Est et des régions aux alentours, tout en donnant l'illusion de faire des concessions; les Palestiniens n'avaient onc pas d'autre choix que de les rejeter..
Où placer l'espoir ? L'adoption du rapport Goldstone par l'ONU montre qu'on peut faire avancer les choses. L'espoir ? Il est d'abord dans la détermination des Palestiniens de continuer à se battre pour la reconnaissance de leurs droits légitimes. Il est aussi dans la prise de conscience accrue de l'opinion publique mondiale, notamment européenne, d'où l'importance de l'action solidaire des militants français, israéliens et du monde entier !
Dans ce contexte, nous sommes heureux que Madame Leïla Shahid vienne apporter les compétences et la clairvoyance qu'on lui connaît au débat auquel nous vous invitons le 10 décembre à l'Institut du Monde Arabe.
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Marie-Claude Vignaud - Al Hamchari
mc.vignaud@noos.fr